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Pierre-Étienne Lebel-Morneau

Pierre-Étienne Lebel-Morneau

Pierre-Étienne Lebel-Morneau est conseiller stratégique au Conseil du trésor aux projets majeurs d’infrastructures publiques à Québec. Les déplacements actifs sont bien ancrés dans son quotidien depuis plus de 5 ans. Selon les saisons, il utilise son vélo ou il marche pour parcourir la distance de 4,4 km jusqu’au travail.

Il confie que l’hiver avec son lot d’intempéries le pousse à marcher plus qu’à enfourcher sa bicyclette. Sa profession suit ses valeurs en termes de déplacements, car elle l’amène à encourager les projets favorisant les transports durables.

« C’était une décision d’efficacité. Je prenais le bus et je n’avais pas un long parcours à faire, mais il y avait un détour dans le trajet pour monter en haute-ville. J’ai réalisé que ça me prenait pratiquement autant de temps d’aller au travail à pied qu’en autobus. Le vélo était plus rapide », raconte Pierre-Étienne.

Il parcourt la distance qui le sépare de son travail selon son horaire et apprécie de ne pas attendre dans les bouchons de circulation.

Valeur ajoutée des transports durables

Le jeune père de famille y trouve un bénéfice pour sa santé, bien qu’Il soit actuellement en télétravail. « Je n’aime pas passer du temps dans le trafic. Ça me plaît beaucoup plus de me retrouver en suivant mon rythme à la marche ou à vélo », dit-il. Un temps privilégié qu’il souhaite conserver loin du tumulte de la circulation dense aux heures de pointe.

Un choix quotidien

Se rendre au travail en transports actifs n’est pas une option pour Pierre-Étienne et sa famille. « Ma conjointe et moi avons déménagé en haute-ville et le choix de notre demeure impliquait que le transport actif vers le travail soit possible », évoque-t-il.

Ce type de déplacement a toujours été une priorité pour lui. Il apprécie d’autant plus la proximité des commerces lors de ses déplacements depuis son déménagement. Il soutient que sa santé se maintient grâce à l’activité physique quotidienne que son mode de vie lui procure.

Conseil de sécurité

Seul bémol avec ce choix : la conduite imprudente de certains conducteurs. « Le plus courant, ce sont les automobilistes qui ne signalent pas leur virage à droite. Si on ne garde pas une certaine distance, on peut frapper leur portière. La clef, c’est l’anticipation du comportement du conducteur », émet-il.

Il souligne qu’il ne porte jamais d’écouteurs lorsqu’il conduit sa bicyclette par souci de sécurité. Il se le permet seulement lorsqu’il marche ou qu’il fait de la course.

Un autre aspect important est l’accès aux infrastructures de son travail pour se changer et prendre une douche. La disponibilité des douches n’est pas optimale, car elles sont très sollicitées. Il n’y a pas de vestiaires non plus admet le conseiller. Il confirme que les ressources humaines de son bureau travaillent activement à mettre en place les installations favorisant les transports sans voiture.

Sa motivation inébranlable

Pierre-Étienne rencontre souvent des automobilistes qui lui donnent du fil à retordre. Il raconte que l’un d’eux lui a déjà lancé une cannette alors même qu’il conduisait sa bicyclette! « La bonne nouvelle, c’est qu’il ne m’est jamais rien arrivé », assure le jeune père de famille.

Il ajoute que l’inattention des conducteurs et l’impatience sont des comportements qu’il rencontre fréquemment. Son enthousiasme pour ces modes de déplacements au travail ne diminue pas et il compte garder ses habitudes autant que possible.